
Ce tambour en forme de gobelet est apparu chez les Malinké
il y aurait environ 700 ans.
La forme évasée de la caisse fait penser à un mortier utilisé
encore aujourd'hui pour piler la nourriture.
La forme de la caisse et du pied, plus ou moins évasée varie
en fonction de la région de production,
ainsi que de la bille de bois dans laquelle il est taillé.

Les rythmes joués sont également interprétés différemment
en fonction du pays,
ou même de la région où ils sont pratiqués.
Il n'est pas rare qu'un rythme portant le même nom,
ayant la même origine, n'ait aucunes ressemblances d'un village
à l'autre selon l'ethnie qui l'interprète.

A l'origine, le djembé était recouvert d'une peau provenant
d'animaux sauvages (gazelles, antilopes….etc.) ,
maintenue à l'aide de cales de bois,
elles-mêmes enfoncées dans la caisse de l'instrument.
La tension s'obtenait en enfonçant ces cales plus profondément
et en chauffant la peau.
Ce système avait l'inconvénient de laisser passer de l'air
dans la caisse de résonance,
ce qui privait le batteur de la note appelée basse,
mais lui permettait d'obtenir des toniques
et des claqués similaires à ceux d'aujourd'hui.
Il existe encore de nombreux tambours africains ainsi montés.

Dans les années 1950, un musicien français s'inspirant
du montage des congas, mit au point un système permettant
de ne pas toucher à la caisse de résonance.
Cette technique, dont le principe de base est :
3 cerclages en fer, une peau, et du cordage a été adopté par les djembé-fola.
Il existe quelques techniques qui diffèrent,
en fonction des monteurs de peaux et de l'exigence du marché,
mais le principe de base reste le même.

La pratique du djembé s'est énormément développée dans les années 1990,
aussi bien en Occident qu'en Afrique,
en raison des prestations effectuées par les ballets nationaux africains
(à partir des années 1970),
et principalement l'orchestre national de Guinée.
Le jeu de scène spectaculaire de ces danseurs et danseuses,
accompagnés des meilleurs solistes du pays, a séduit nombre de spectateurs.
Ces tournées mondiales, ont également permis à certains d'entre eux
de s'installer en Europe et aux Etats-Unis.
Ces musiciens et danseurs ont ensuite pu très largement enseigner
une partie de leurs techniques et participer à l'engouement populaire.
