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Fetiche Nkondi Congo Zaïre

  : Ajouté le 11/7/2008 à 23:32

 

Fétiche Nkondi Congo, Zaïre
(bois, pigments, clous, lames de fer,
fibres végétales, fibres textiles)

Dans le cas présent le fétiche représente un chien,

 il s'agit de Koso :

fétiche à clous du zaïre 

médiateur entre les vivants et les morts.

 Il est utilisé pour des attaques et des défenses mystiques.

 Il a deux têtes une pour détecter les sources de menace

et l'autre pour protéger.

Un grelot en bois appelé dibu

(ornementé très souvent d'une représentation humaine)

 servait à activer le Nkissi.

Le Nkissi est l'ensemble des éléments rattaché

aux fétiches à clous Nkondi

(racines, petits sac renfermant des substances magiques,

 feuilles, coquillages,.....).

 
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Les lances pierre

  : Ajouté le 11/7/2008 à 23:29

 

Les lances pierre.

Lance-pierres utilisé surtout par les enfants lorsqu’ils chassent les oiseaux

ou les petits gibiers en brousse,

chez les Baoulé ou les Sénoufo de Côte d’Ivoire.

Lances pierres traditionnels de Côte d'ivoire

 

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Médecine traditionnelle Africaine

  : Ajouté le 11/7/2008 à 21:41

 

Médecine traditionnelle Africaine

(Médicament)

Terme désignant en général une substance organique

ou un mélange de substances de natures différentes,

provenant le plus souvent de végétaux

(de nombreuses langues africaines utilisent un seul et même mot

pour désigner arbre et médecine)

et que l'on utilise à des fins pharmaceutiques,

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Comme il n'est pas toujours possible de distinguer entre l'efficacité

empirique et magique d'une médecine,

ce terme signifie, au sens le plus large,

tout remède ou objet favorisant les efforts,

les desseins ou les objectifs de son propriétaire

ou le protégeant de toute influence néfaste.

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Il s'agit souvent d'une combinaison de différents supports de forces,

qui, grâce à certains rites et dons sacrificiels,

ont de vastes répercussions sur le résultat des efforts humains,

et de façon général, sur le destin humain.

À condition de connaître la recette secrète d'une telle médecine,

chaque adulte peut la préparer.

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La plupart de ces médecines sont avalées,

appliquées sur le corps, comme le sachet de médecine,

rempli de plumes, de galets,

 d'os, de griffes d'oiseau, de briquets,

de flûtes, de crécelles, de petites poupées,

de plantes médicinales ou d'autres objets,

auxquels on attribue une efficacité magique particulière.

Leur propriétaire les avait réunis en suivant les instructions reçues

de son esprit tutélaire au cours d'une vision rêvée.

Leur efficacité peut aussi bien porter sur la pêche,

la chasse, la récolte et le temps que de servir à guérir des maladies,

à protéger contre des dangers,

ou de façon plus générale, à assurer le bien-être du propriétaire

et de sa famille.

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Les médecines protectrices,

qui mettent l'individu à l'abri de tout malheur,

prennent souvent la forme d'amulettes ou de talismans

(composés de morceaux d'animaux, de métaux,

de mélanges de différentes plantes ou de versets coraniques)

dans un sachet, ou bien d'une châsse médicinale,

récipient souvent en argile, contenant un mélange de différentes plantes

et substances qui doit protéger contre des dangers,

et notamment contre la sorcellerie, une personne,

une famille ou tout un groupe.

Corne Magique
d'un Bush Doctor Zandé (Tanzanie)

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origine du mot Fetiche

  : Ajouté le 11/7/2008 à 21:31

 

Au temps des grandes découvertes, ce terme était couramment

employé pour désigner les amulettes des navigateurs portugais (fetico)

avant d'être étendu à tous les objets que les Européens

voyaient en usage chez les habitants des côtes africaines

et qui semblaient avoir un rapport quelconque avec les représentations

et pratiques magiques et culturelles

Le terme a gardé une connotation péjorative en raison

de son histoire: plus particulièrement au 19e siècle,

la science comparée des religions voyait dans

les croyances fétichistes une étape de la pensée humaine

qui avait précédé la religion.

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En l'absence d'un concept plus général et plus exact,

le mot fétiche est devenu la désignation par excellence pour

des objets qui, suite à certains actes rituels,

sont investis de puissances à caractère personnel

ou de forces impersonnelles

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Un fétiche peut être activé par des dons sacrificiels

et utilisé pour un acte magique ayant pour but de se défendre,

de nuire ou d'avoir des enfants

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En Afrique de l'ouest,

le terme de juju sert de synonyme pour fétiche.

Les plus célèbres de ces fétiches sont ceux des Éwé

et des Fon et plus encore les sculptures d'Afrique Centrale

appelées Fétiches à miroir ou Fétiches à clous

dont l'agent propre a son siège dans une saillie

ou dans un creux au niveau du ventre

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La plus part des fétiches forment un assemblage

de substances auxquelles on attribue des forces particulières.

Il s'agit souvent de certaines pierres de cornes,

de griffes, de dents, d'os, de cheveux, de peaux animales, etc.

mais aussi de lambeaux de tissus, d'immondices,

de menstrues et d'autres matières de ce type aussi impures qu'efficaces.

Ce petit personnage féminin est certainement la représentation

d'un grand ancêtre du lignage familial.

N'accèdent à ce statut que les individus s'étant distingués de leur vivant

pour leurs mérites et leurs qualités.

Il s'agit parfois de personnalités ayant acquis un haut degré

de distinction dans une société secrète d'initiation.

La statuette elle-même n'a pu être exécutée que par un sculpteur

initié aux rituels les plus avancés de cette société.

Elle peut également être la traduction d'une douleur,

comme dans le cas du mouvement de contrainte ici exprimé.

Elle est porteuse de la force vitale du défunt,

et de la toute puissance du lignage familiale.

Cette statuette avait pour fonction de s'opposer aux sorciers,

ainsi que de rejeter la douleur et les malédictions.

Elle était placée sur l'autel familial des ancêtres protecteurs.

Elle avait également un rôle de réceptacle et permettait

de communiquer avec les esprits invisibles (thil),

ainsi qu'avec les ancêtres du patriclan et du matriclan.

Selon les croyances Lobi,

ce sont les thil (au travers de la divination)

qui commandent aux humains de sculpter l'ancêtre lignager

afin de permettre à ses connaissances de perdurer.

Cette objet nous dévoile alors son sens premier,

 celui du sacré, dans la parole vénérée des anciens,

et nous révèle l'émotion de son message silencieux.

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Gardienne de reliquaire

  : Ajouté le 8/7/2008 à 19:36

 

Sculpture du nord de la région kota Image

 Gardienne de reliquaire

Cette image veillait sur les reliques de chefs de famille.

Elle était fixée à un réceptacle en écorce contenant

 la calotte crânienne,

ainsi que d'autres ossements de chefs de clan ;

elle était chargée de mettre en garde les forces

de l'invisible susceptibles d'amoindrir

 le pouvoir surnaturel des reliques.

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De tels reliquaires étaient confiés à des chefs de clan

 qui les tenaient cachés,

mettant parfois à contribution le pouvoir des reliques au profit du clan.

Lorsque des crises graves touchaient le village

(un village regroupant plusieurs clans),

les chefs rassemblaient leurs reliquaires afin d'effectuer des rites.

 Ce culte était connu sous le nom de bwété par les Mahongwé

et leurs voisins, pour qui les gardiens constituaient

 les "visages" du bwété.

Chaque image avait son nom, ses pouvoirs spécifiques.

Les Bichiwa pratiquaient une variante du culte des reliques

mais ne confectionnaient pas d'images de gardiens recouvertes de métal.

 Ils se sont alliés aux Bashaké avec qui ils fondèrent des villages.

 Au XXe siècle, les colonisateurs ont contraint les locuteurs

 kota du nord à abandonner le bwété et ses objets rituels.

 Ainsi, jusqu'aux années quarante, les sculptures

ont été mises au rebut dans des fosses,

des puits, des mares et des cours d'eau.

Les images gardiennes des locuteurs kota du nord

 relèvent donc d'un type régional plutôt que

d'un phénomène circonscrit de manière ethnique.

 

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